Pourquoi Facebook cherche-t-il à se rapprocher des banques ?

Facebook fait encore parler de lui à propos d’un dossier épineux : le traitement de nos données personnelles et plus précisément… bancaires. Pour enrichir son application Messenger, le réseau social serait en négociation avec plusieurs banques américaines.

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On pensait qu’après le scandale de Cambridge Analytica, Facebook se ferait tout petit en ce qui concerne l’exploitation des données de ses utilisateurs. The Wall Street Journal a pourtant rapporté le 6 août que le réseau social serait en discussion avec plusieurs banques américaines, avec pour ambition de lancer de nouveaux services sur sa populaire messagerie instantanée Messenger. Facebook chercherait notamment à pouvoir accéder aux transactions bancaires ou encore au solde des comptes des clients. Une initiative qui remonterait à 2017 et qui concernerait notamment Citigroup, Wells Fargo ou encore JPMorgan Chase.

Pourquoi faire ?

Que faire de ces données ? Facebook chercherait par ce biais à étendre les fonctions de Messenger en matière de paiement. Il est déjà possible de faire des transactions depuis la messagerie pour rembourser ou recevoir de l’argent de ses amis au sein d’une conversation. D’après ce qu’avance le WSJ, Facebook a notamment évoqué une fonction qui permettrait aux utilisateurs de vérifier le solde de leur compte ou de lancer une alerte en cas de fraude potentielle. Tout cela dans l’optique d’obtenir un engagement plus fort des utilisateurs de la messagerie, à l’heure ou sa croissance ralentit.

Facebook répond du tac au tac

Echaudé par les scandales qui ont terni son année 2018, Facebook a vivement et immédiatement réagi à cet article. Une porte-parole a notamment tenu à démentir que Facebook cherchait à récupérer des données de transaction. «Ce n’est pas vrai. Nous travaillons avec des banques et des sociétés de cartes de crédit pour offrir des services de chat de service client ou de gestion des comptes. L’idée, c’est que chatter avec une banque peut être plus pratique que d’attendre au téléphone » a-t-elle notamment plaidé. Avant de préciser que ces services seraient évidemment opt-in, autrement dit qu’ils nécessiteraient le consentement de l’utilisateur.

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